7 avril 2011
Les concours photo fleurissent de plus en plus ces derniers temps et les lots attribués aux gagnants sont parfois bien alléchants. Si je participe à de nombreux concours, je sélectionne néanmoins ces derniers en fonction de leur règlement. Effet, certains concours n’ont que d’autre but clairement inavoué que de s’approprier les droits sur des images de qualité pour un usage commercial. Je bannie donc tous les concours des offices de tourisme, organismes ou magazines qui à l’issue du concours souhaitent pouvoir utiliser librement toutes les images reçues s’affranchissant ainsi du paiement des droits d’auteur. Cette pratique semble pourtant se développer de plus en plus et ce à l’encontre du droit à la propriété intellectuelle, affaiblissant encore un peu plus la profession de photographe.
Le concours qui me fait réagir cette fois est celui pourtant porté par un groupe de presse fort connu, qui montre à quel point la presse peut mépriser les photographes et les auteurs. Lisez le règlement du concours mis en place par le Bayard Presse (éditeur du magazine Terre Sauvage notamment) à l’adresse suivante : http://www.natureimagesawards.com. Le concours semble attractif avec un Grand prix intéressant et des sommes distribuées aux primés qui semblent correctes pour un concours. Mais quand on lit le règlement, on s’aperçoit à l’article 7 que le groupe Bayard s’approprie les droits de reproduction et de représentation des images, non seulement des primés, mais également des 30 nominés de chaque catégorie. Je me suis amusé à quelques calculs. En considérant que les images des 30 nominés par catégorie sont de qualité suffisante pour intéresser l’éditeur, cela représente, toutes catégories confondues environ 1500 images et 150 reportages.
Pour aller un peu plus loin, j’ai voulu savoir finalement combien coûteraient ces images à l’éditeur. J’ai gardé les chiffres basés sur ma précédente évaluation et j’en déduis un coût maximum de 22 € par image et de 226 € par reportage. Notons que ces chiffres sont obtenus en divisant la dotation totale du concours par le nombre d’images et de reportages et ce sans tenir compte des dotations offertes par les partenaires du concours et les frais de participation que les photographes doivent payer pour participer au concours. En prenant compte de ces éléments, par déduction, le coût est ré-estimé à 6 € par image et 63 € par reportage, ce qui est loin de correspondre aux grilles tarifaires habituellement pratiquées pour les droits d’auteur par la presse. Notons également que ce rapide calcul est uniquement basé sur la publication et n’inclus pas les autres usages accordés (expositions, sites internet, CD…). Ce calcul est un peu empirique je l’admets, mais il faut garder à l’idée que le gagnant d’une catégorie sera rémunéré à juste titre de la publication de son sujet et que tous les autres participants auront offert de belles images libres de droits au groupe Bayard.
Mais cela ne s’arrête pas là, puisque outre le groupe Bayard, le libre usage des photos est également attribué à l’ensemble des partenaires du concours parmi lesquels l’UICN, le GDT, l’association Natureparif, mais aussi l’ONF ou encore l’éditeur Delachaux et Niestlé.
Le plus fort dans l’histoire est que pour participer, il faut payer 15 € de frais d’inscription !
Alors certes le gagnant du voyage sera bien heureux et aura rentabiliser ses images, mais les photographes et autres pigistes professionnels qui vivent de la vente de leurs images et de leurs articles à la presse doivent trouver bien amer ce genre de règlements. Le dernier numéro de Terre Sauvage annonçait une évolution du magazine donnant une plus large place aux images, le groupe Bayard n’a visiblement pas l’intention pour autant d’augmenter son budget « droits d’auteur ».
Heureusement tous les concours n’ont pas un tel règlement abusif, aussi pour ma part je ne participe qu’à ceux là et boycotte les autres.
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21 janvier 2011
2011 commence bien mal pour la faune africaine. Le WWF vient d’annoncer la saisie, au Gabon, de nombreux trophées d’espèces protégées. Il s’agissait essentiellement de mains et têtes de chimpanzés, mais aussi d’un gorille, ainsi que des peaux de léopards, lion, serpents et des queues d’éléphants. Outre la déforestation, le braconnage est une cause importante de la disparition de la grande faune d’Afrique équatoriale. Ce dernier n’est portant plus une ressource alimentaire pour les populations autochtones, mais il alimente un marché lucratif dans les restaurants de luxe des grandes villes et les collections de quelques nantis. Il est bien triste de constater que malgré l’arrivée d’une nouvelle année, rien ne change…
Chimpanzé – Pan troglodytes, Gabon
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29 novembre 2010
Je n’avais plus poussé de coup de gueule sur mon blog depuis maintenant un moment, peut-être par lassitude ou par dépit. Mais il est des jours où il est difficile de garder son sang froid. Depuis quelques mois, je possède un EOS 7D dont les performances me laissaient plus que septique dès 200 ou 400 iso. Par manque de temps, j’avais au final mis un peu ce boîtier de côté, ne le réservant qu’aux sorties par très beau temps. Après discussion avec l’équipe de Canon au Festival de Montier-en-Der, on me dit que le problème est bien connu et que je n’ai qu’à retourner mon boîtier au SAV pour un réglage du capteur, voire son remplacement si le réglage n’est pas efficace. Content de cette réponse, à peine rentré, j’expédie mon matériel à Courbevoie. Quelle ne fût pas ma surprise ce matin de découvrir un mél avec un devis de 70 € pour effectuer le réglage !
Non seulement Canon met sur le marché des appareils photo défectueux, mais il faudrait payer pour les régler correctement, intervention qui selon les propos tenus à Montier risque de ne pas résoudre le problème. Quelle sera alors la facture si le problème vient du capteur et qu’il est à changer ?
Pas étonnant avec ce service client que des pétitions circulent actuellement sur le net pour se plaindre du SAV Canon et que la concurrence voit son nombre d’adeptes augmenter.
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25 août 2009
Une cinquantaine de mètres de hauteur et 3,5 km de large, voilà les dimensions des chutes de Kongou, situées en plein cœur de la forêt équatoriale au Gabon. Derrière ces chiffres déjà impressionnants se cachent des chutes d’une incroyable beauté. Alors que les eaux noires de l’Ivindo serpentent dans la forêt, elles sont tout à coup entrainées 50 mètres plus bas dans un bruit assourdissant et un nuage de brume qui monte au dessus de la cime des arbres.

Le cadre est idyllique et risque pourtant de disparaitre à court terme. Bien que les chutes soient situées dans le Parc National d’Ivindo et soient candidates au Patrimoine Mondial de l’Unesco, un projet de barrage les menace. Ce projet nommé Belinga vise à exploiter un des derniers grands gisements de fer non exploités au monde, situé au nord-est du Gabon. Le projet comprend la mine mais aussi un complexe industriel, un chemin de fer de 250 km ainsi qu’un port en eau profonde à Santa-Clara, au nord de Libreville. L’investissement est estimé à 3 milliards d’euros. La mine, le complexe et le chemin de fer doivent être alimentés par le barrage.

Le barrage serait une atteinte irréversible à la biodiversité du milieu et à la beauté des lieux, il supprimerait toute possibilité de développer l’écotourisme et mettrait en péril de nombreux villages qui vivent aux dépens du fleuve.

Le consortium chinois qui a remporté l’appel d’offre a déjà construit une piste de 40 km reliant le village de Minkouala au site, jadis accessible uniquement par bateau, et ce en pleine forêt vierge. La route est désormais utilisée par les braconniers, heureux d’accéder facilement au coeur d’un sanctuaire sauvage. Pour le moment le projet est mis en suspend et n’a pas encore obtenu toutes les autorisations nécessaires, mais les chinois ont déjà investi beaucoup d’argent et ne vont pas revenir en arrière sans dédommagements financiers. Avec la nouvelle présidence qui va se mettre en place dans les jours à venir, il est fort à parier que le projet Belinga sera rapidement abordé. Les relations avec la Chine sont une des priorités du Gabon et l’entrée d’argent dans les caisses du nouveau gouvernement en sera probablement une autre.



Combien de temps pourront nous encore profiter des chutes de Kongou ? Six mois, un an, plus? Personne ne le sait. Mais si rien n’est fait pour empêcher le projet, les plus belles chutes de l’Afrique centrale sont appelées à disparaitre…

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19 avril 2009
L’Aigle royal est une espèce rare et protégée dont 3 couples nichent dans les Cévennes et sont aujourd’hui menacés par un projet touristique. En effet, il semble qu’une poignée d’élus ait décidé de créer une volerie de rapaces au Belvédère de Blandas près du Cirque de Navacelles. Les inquiétudes quant à la préservation de l’Aigle royal sont grandes parce qu’un couple niche à moins de 1000m du projet. L’Aigle royal est une espèce très territoriale et ne tolère pas d’autres rapaces autour de ses aires, l’installation d’une volerie engendrerait donc l’abandon du site par les aigles.
Informé par 2 copains qui sur place suivent ça de près pour avoir défendu pendant des années la reproduction de l’Aigle royal dans les Cévennes, je me permets donc de relayer l’information et de vous conseiller de visiter le site http://sauvegardeaigle.krea-id.fr sur lequel vous retrouverez des informations complètes et une pétition contre ce projet. Espérant que nous ne serons pas privés de l’observation majestueuse des aigles libres et sauvages dans les Cévennes…
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10 avril 2009
Il y a longtemps que je n’ai pas poussé un coup de gueule, du moins sur mon blog et n’allez pas croire que c’est parce que tout va bien…
C’est avec l’achat il y a quelques semaines d’un Canon EOS 5dmarkII que se cumule depuis le ras le bol d’être pris pour une « vache à lait ». La photographie, tout « nature » soit elle, ne dérogeant pas aux vices de la société de consommation dans laquelle nous vivons. En effet, l’achat d’un nouvel appareil photo, qui déjà en soit est fortement incité par le marketing et les innovations distillées au compte-gouttes par les constructeurs, engendre en cascade une série d’achats supplémentaires obligatoires. Avec un nouveau boîtier, chaque fois, c’est également un nouveau grip et de nouveaux jeux de batteries qu’il faut acheter. Et oui ; à chaque boîtier son propre modèle, incompatible avec les suivants. Il ne reste qu’à mettre au placard tout l’ancien matériel devenu has been. Et question batteries, si écologiquement c’est toujours aussi polluant, nous avions les batteries no name qui étaient intéressantes puisque aussi performantes et nettement moins coûteuses que les modèles estampillés par la marque. Mais voilà, c’est fini ! Retour au monopole avec l’apparition de puces intégrées dans les batteries. Quelle innovation utile pour le photographe ! Avec ça nous pouvons savoir combien de photos sont faites avec la batterie… Le pendant de cette donnée primordiale s’il en est, c’est que le brevet des puces est bien évidemment protégé et que les batteries no name ne sont plus compatibles avec le boîtier (pour info : ces batteries fonctionnent mais le boîtier n’affichera pas le témoin de charge, il faudra donc attendre la panne sèche pour savoir où elle en est au niveau de sa charge. De plus les chargeurs d’origine ne permettent pas de recharger des no name non pucées ). Lire la suite de l’article »
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8 septembre 2008

Dimanche matin vers 10h15 lors d’une battue au sanglier sur la commune de Prades, un chasseur de l’association communale de chasse a tiré sur un ours. Voilà qui signe une nouvelle fois une atteinte au maintien de l’Ours brun dans les Pyrénées. Pour sa défense, le chasseur aurait fait un «tir d’instinct» alors qu’il attendait un sanglier. Il s’agirait de Balou, un ours slovène réintroduit en juin 2006.
Ce nouvel évènement contre un ours repose la question de la pertinence de la réintroduction d’ours alors que ses conditions de survie ne sont pas assurées. Combien de temps l’ours dans les Pyrénées pourra-t-il rester dépendant de la réintroduction régulière de nouveaux individus ?
L’ours tiré est actuellement recherché pour définir la gravité de sa blessure, espérons qu’il puisse survivre. D’autant qu’il y a une quinzaine de jours, un autre ours, probablement Boutxy, le fils de Melba (abattue en 1997, déjà lors d’une chasse au sanglier), avait été blessé suite à une collision avec un mini-bus. Voici donc maintenant deux ours arriégeois qui sont blessés et voient ainsi leur condition de survie diminuée.
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26 août 2008
30 à 40 kg de papier dans nos boites aux lettres, c’est ce que représente la publicité par foyer et par an. Les publicités des grandes surfaces représentent 64% de ces quantités, les journaux gratuits d’annonces 18%, le commerce local 14%, le reste correspond aux services et aux publications des collectivités locales. Et la plupart d’entre nous ne le lisent pas !
Choisir de ne plus recevoir ces prospectus permet de contribuer à la préservation de la planète, en plus, le geste est simple ! Il suffit d’apposer sur votre boîte aux lettres un autocollant stipulant que vous ne souhaitez pas recevoir de publicité. Aujourd’hui plus de 5 % des français ont déjà fait cette démarche, si 15% des foyers refusent de recevoir les publicités dans leurs boîtes, c’est déjà 150 000 tonnes de papier économisées … et 150 000 tonnes de déchets en moins à traiter.
Pour ma part, j’avais placé l’autocollant depuis environ de 2 ans et je ne recevais presque plus de publicités. Depuis 4 ou 5 jours, l’autocollant s’était décollé, et j’ai vite vu ma boîte à nouveau se remplir de papiers inutiles. J’avais oublié à quel point le volume pouvait être important surtout en cette période de rentrée !
Les choses vont vite revenir dans l’ordre puisque je me suis empressé d’imprimer un nouvel autocollant et de le coller sur ma boîte, une petite contribution bien facile pour notre planète.

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4 août 2008
C’est la question qui est encore une nouvelle fois soulevée dans le milieu de la photographie à la lecture de la proposition de modification des statuts du Parc National de la Vanoise.
Les nouveaux statuts prévoient en effet d’obtenir l’autorisation du Directeur du Parc et de s’acquitter d’une redevance pour les photographes professionnels comme amateurs dès lors où leur œuvre a un but commercial. Cette clause concerne donc tous les photographes qui publient dans des magasines ou collaborent avec des agences photos… Lire la suite de l’article »
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8 juillet 2008
Un nouveau coup de gueule à l’encontre des touristes qui nourrissent les marmottes autour des refuges en montagne. Sous prétexte de l’attrait qu’elles présentent, de nombreux touristes inconscients nourrissent les marmottes de divers aliments qui ne sont pas adaptés à leur régime alimentaire. En croyant aider ces boules de poils, le nourrissage est à l’origine de la mort des marmottes et de l’apparition de maladie comme l’eczéma. Les animaux sauvages, aussi affectueux soient-ils, ne sont pas des animaux domestiques ni des animaux de zoos. Pour leur bien être, contentons nous de les observer à distance et de les laisser trouver la nourriture qui leur convient dans leur environnement !
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