Partageant avec Olivier la passion de la Loire et de ses hôtes, ce qui nous a conduit à de nombreuses sorties communes et à très vite devenir amis, je vous recommande chaleureusement son premier livre tout frais sorti. Les ailes de la Loire présente une compilation de ses meilleures images ligériennes réalisées grâce à 6 ans de présence accrue sur les bords du fleuve. Le livre est rythmé par les saisons qui chacune amène son lot d’ambiances et de visiteurs ailés et font du dernier fleuve sauvage d’Europe un lieu d’exception pour son patrimoine naturel qui a largement contribué au classement du fleuve royal par l’UNESCO.
Les ailes de la Loire est édité par Biotope dans la collection Parthénope – 200 pages – Format : 26×26 cm – Prix Public : 34,90 €
Il est disponible en librairie et à la vente en ligne sur le site : www.biotope.fr et sur Amazon.fr
Voir ses photos en tirage est toujours intéressant pour le photographe. La matérialisation des pixels en un objet bien réel est un moment assez particulier. Quand je vends un tirage c’est donc un plaisir que de donner vie à un fichier et de voir le résultat avant de l’expédier au client. Mais aujourd’hui j’ai eu la surprise de voir l’étape suivante en recevant une photo des tirages encadrés et accrochés dans leur nouveau domicile. Il s’agit d’une série de 3 tirages format 50×70 intitulée « Esprit ligérien ». C’est parti d’une commande axée autour de la Loire et qui devait présenter les caractéristiques du fleuve. J’ai donc retenu l’eau et le sable pour ses composantes physiques principales, mais également une barque symbole de l’activité humaine et de la batellerie.
L’eau a été mise en scène avec le pont Wilson à Tours, le temps de pose long illustrant la force du courant et son mouvement perpétuel. Le sable est représenté par une macro sur une grève recouverte de limon et dont une partie est humide. Outre son aspect graphique, l’image représente bien ce qu’on observe sur la Loire dont les grèves sont une composante essentielle source de vie du fleuve. Pour illustrer la batellerie de Loire, j’ai opté pour une gabare, bateau traditionnel ligérien qui met en valeur le travail de la main de l’homme sur le bois.
Tout comme l’ensemble des images de mon site, ces 3 tirages sont disponibles à la vente au prix individuel de 90 € pour un format 50×70 et de 250 € pour le triptyque.
La Pulicaire vulgaire – Pulicaria vulgaris est une plante protégée au niveau national également appelée l’Herbe de Saint-Roch. Il s’agit d’une plante pionnière qui trouve sur les bords de Loire les conditions favorables à son développement sur les sables des grèves.
Le pont Wilson de Tours est un incontournable, j’ai profité du beau temps d’hier pour un faire quelques images. La Loire en cette saison y était haute et tumultueuse.
La Loire coupe l’agglomération de Tours en deux et plusieurs ponts permettent d’en franchir le lit. La passerelle Saint-Symphorien fait parti de ses liens qui raccordent les deux rives.
Les sternes figurent parmi les espèces emblématiques de la Loire. Elles nichent sur les bancs de sable nus et sont très menacées par la fréquentation. La Sterne naine – Sterna albifron est la plus petite des deux sternes de Loire, son bec jaune la distingue aisément de la Sterne pierregarin dont le bec est rouge.
Pour s’accoupler, le mâle doit offrir à sa partenaire un poisson. Si elle succombe à sa parade, il lui remettra l’offrande au cours de l’accouplement.
Avec l’augmentation de la température de l’eau, la fraie à commencé chez les carpes. Dès que la température se situe entre 18 et 20°C l’eau devient favorable au développement rapide des œufs puis des jeunes et stimule donc les carpes. Comme elles pondent dans la végétation, les carpes viennent dans les boires peu profondes de la Loire. Cette période est l’occasion de les observer sur les bords de l’eau, souvent 2 par 2 en train de s’agiter dans l’eau. Les conflits avec un assaillant sont fréquents ce qui créé une agitation supplémentaire dans l’eau et il n’est pas rare de voir un poisson en surgir. Ces parades amoureuses engendreront plusieurs milliers d’œufs par femelle, suivant la température, ils mettront de 3 à 8 jours à se développer.
Une fois n’est pas coutume, une photo un peu moins nature que les habituelles, bien qu’il s’agisse de la Loire et d’un de ses nombreux ponts. Le pont de Langeais tel que nous le voyons ici date de 1935-1937, mais sa construction remonte à 1850. Il a été illuminé en 2006 par l’agence Neolight.